lundi 24 septembre 2012

Alors, cette rentrée ? Boulot, amis, vernis !

Vu que c'est la principale question qu'on me pose en ce moment, je me suis dit que ça vous intéresserait un peu de savoir comment je vis cette rentrée en tant que prof!

Déjà, contrairement à ce que l'activité de ce blog pouvait laisser croire, je ne suis pas décédée ! J'ai juste beaucoup de boulot, mais contrairement à mon boulot précédent, je ne me sens pas submergée. Je sais où je vais, je gère mon planning de boulot comme je veux, je fais des choses qui m'intéressent, bref, je repend goût au travail ! Et ça fait du bien, parce que j'avoue que les 2 années précédentes m'avaient amenée à me demander si j'étais vraiment faite pour bosser...

Je dirais pas que j'ai trouvé ma vocation non, plus, j'ai pas l'intention d'être prof toute ma vie, mais pour le moment, et pour quelque temps encore, ça me convient plutôt bien. Faut dire que je commence dans des conditions plutôt favorables : une seule filière, seulement 2 classes, une dizaine d'élèves dans chaque classe, des matières que je gère globalement pas trop mal et surtout, des supports de cours laissés par la personne que je remplace histoire de pas partir de zéro. Bon, après, je suis à 1h30 du boulot, du coup, mon emploi du temps est en conséquence : mes cours sont répartis sur 3 jours pour limiter les allers retours, du coup, ça fait des journées de cours assez denses (jusqu'à 8 heure par jour).

Globalement, c'est plutôt rigolo de jouer à la prof. Les 2-3 premiers cours ont été extrêmement stressants (bonjooour les auréoles sous les bras !), mais je prend confiance au fur à mesure. Au début, c'est TRES perturbant d'entendre "Madame, madame !" et de se dire "Ah merde, c'est à moi qu'on parle, là !". Et puis, j'ai corrigé mes premières copies, je prépare mes premiers devoirs surveillés, c'est marrant d'être de l'autre côté de la barrière.

Et puis, j'ai un peu l'impression de retourner à mon rythme de vie étudiante, ce qui me plait plutôt bien. En gros, je dois préparer des exposés sur des sujets précis, je fais donc des dossiers, je bosse en croisant plein de sources, sites internet, livres, cours de ma prédécesseur, je prépare les exos que je fais en cours, etc. Il me manque que les soirées du jeudi en fait !

Bon sinon, ayant pris la grande résolution de me remettre au sport, j'ai pris contact avec un club qui a une équipe féminine de seniors (je suis viieeeeeiille), maintenant, faut juste que je me motive à y aller ! Vendredi, après 2 heures de route pour rentrer, dont 1/2 heure d'embouteillage, j'ai eu la grosse flemme, et j'ai préféré déguster la crème de mûres faire maison plutôt que de bouger mes fesses (honte sur moi !). Le Normand a repris son sport de prédilection la semaine dernière, et quand je vois les courbatures qu'il s'est tapées alors que sa condition physique est bien meilleure que la mienne, j'ai un peu peur de décéder sur le terrain dès les 10 premières minutes d'entrainement...

Mon petit évènement de la rentrée, c'est un couple d'amis que je connais maintenant depuis longtemps (voire très longtemps) qui ont eu un petit garçon. C'est marrant, j'ai d'autres amis, des cousines qui ont eu des enfants, mais là, ça me fait un effet particulier, sans doute le fait qu'on ait le même âge, que je me sens proches d'eux.

En parlant d'amis proches, est-ce qu'on pourrait pas créer la notion de rupture d'amitié ? Quand on est en couple, quand ça va plus, on en parle, et si c'est pas rattrapable, on sépare, les choses sont claires, c'est fini. Avec les amis, finalement, c'est plus compliqué, au début, c'est la fête, on est amis, jamais rien ne nous séparera, la distance on s'en fout tout ça tout ça... Et puis au fil du temps, tu en arrives à une situation où tu sais plus très bien où t'en es. T'as pas envie que ce soit fini, mais tu vois bien que c'est plus comme avant. Tu culpabilises parce que t'as l'impression de pas en avoir assez fait, de pas avoir assez appelé,de pas avoir donné assez de nouvelles, et puis tu réalises que finalement, ben ces personnes-là ne t'appellent pas non plus, ne te donnent pas de nouvelles, même si tu en demandes...

Et puis te rend compte que tu n'es plus sur les listes de mails qui annoncent les naissances, les mariages, les fêtes, choses que tu apprend par accident : "machin se marie ?" "oui, t'as pas reçu son mail ?" "ben, non" *regard gêné*  ou encore "on se verra à la soirée de bidule samedi ?" "ah bah non, je suis pas invitée" "ah, et, euh, sinon, t'aimes les endives au jambon ?..." Comme je suppose qu'au moins une personne qui lira ça va se sentir concernée (bisou!), je précise j'ai strictement aucune rancune par rapport à ces "boulettes". Au contraire, le simple fait qu'on pense logique que j'ai été mise au courant de tout ça est plutôt rassurant pour moi !

En ce moment, je suis de bonne humeur, du coup, je prend ça avec philosophie, j'ai d'autres personnes qui comptent beaucoup pour moi, et qui pour qui j'ai l'impression de compter un minimum, qu'on soit éloignés ou pas, mais les moments où je réalise, ça pique quand même un peu.

Pour finir sur une note un peu plus joyeuse quand même, j'ai une collègue qui a une grande passion pour les vernis à ongles, ce qui, je pense, ne va pas arranger mon addiction à cette nouvelle passion. Dernièrement, j'ai pris des photos de mes différentes manucures, dans l'optique d'en faire un article, mais j'avais que mon portable sous la main, et la qualité des photos est vraiment dégueulasse (vraiment !), du coup, ben, j'ai qu'une photo, celle d'aujourd'hui, j'ai fait l'effort de sortir le grozappareil et même de prendre la photo en mode manuel, histoire d'avoir un rendu pas trop scandaleux.

Manucure donc, en mode princesse-licorne-petit poney, le rose et moi, cette grande histoire d'amour...


Avec en spécial guest, le tableau magnétique de mon cher bureau IKEA, où je passe le plus clair de mon temps en ce moment...

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